Ent?te

Logo du LIFL

Depuis le 1er janvier 2015 le LIFL et le LAGIS forment le laboratoire CRIStAL

  1. News

Thesis of

Lisa Rougetet

Monday 22 September 2014
Amphi Turing, Bât M3 - LIFL

Des récréations arithmétiques au corps des nombres surréels et à la victoire d'un programme aux Échecs. Une histoire de la théorie des jeux combinatoires.

M. Jean-Paul DELAHAYE (Directeur de thèse), Professeur émérite à l’Université Lille 1 M. Bernard MAITTE (Co-encadrant), Professeur émérite à L’Université Lille 1 M. Tristan CAZENAVE (Rapporteur), Professeur à l’Université Paris-Dauphine M. Jorge Nuno SILVA (Rapporteur), Professor, Faculdade de Ciências, Lisbonne Mme Evelyne BARBIN (Examinateur), Professeur émérite à l’Université de Nantes M. Philippe MATHIEU (Examinateur), Professeur à l’Université Lille 1 M. Eric SOPENA (Examinateur), Professeur à l'Université Bordeaux 1

Le thème principal de ce travail de thèse est de montrer l’interaction existant entre les jeux et les mathématiques au travers d’une catégorie de jeux bien particuliers : les jeux combinatoires.

Ces jeux se font sans hasard, sans information cachée et pour chacun des deux joueurs il existe une façon optimale de jouer : soit Arthur peut gagner quelle que soit la manière dont Bertha joue, soit Bertha peut gagner quelle que soit la manière dont Arthur joue, soit chaque joueur peut arriver à un nul quelle que soit la manière dont l'adversaire joue. Les premiers exemples rencontrés se trouvent dans des écrits de la Renaissance. Les jeux se diffusent aux 17ème et 18ème siècles dans le cadre des récréations mathématiques, genre littéraire et éditorial nouveau qui propose une pratique ludique des sciences fondée sur le défi à l’entendement. L’analyse des jeux combinatoires intéresse ensuite les mathématiciens du début du 20ème siècle, notamment pour les jeux de type Nim.

La thèse s’attache à retracer le développement de la théorie mathématique qui se construit autour des jeux combinatoires et aboutit au corps des nombres surréels de John Conway en 1976. En parallèle, elle montre qu’un autre résultat fondamental, attribué à Zermelo (1912), sur la détermination du jeu d’Échecs permet aux jeux combinatoires de s’implanter sur un plan technologique et culturel. Nous voyons les premières machines électromécaniques destinées à jouer au Nim apparaître vers 1940 et se confronter au public lors d’expositions et de salons scientifiques. La naissance des ordinateurs dans les années 1950 ouvre de nouvelles voies pour la programmation du jeu d’Échecs, jeu combinatoire par excellence. La thèse fait revivre les moments forts, faits d’espoirs et de déceptions, qu’a traversés la recherche en programmation d’Échecs, depuis ses débuts jusqu’à la victoire du programme Deep Blue sur le champion du monde Garry Kasparov en 1997.

Ours

UMR 8022 - Laboratoire d'Informatique Fondamentale de Lille - Copyright © 2012 Sophie TISON - Crédits & Mentions légales

Page respectant XHTML et CSS.

Pour tout commentaire / Comments and remarks : webmaster