Les systèmes embarqués et plus particulièrement des systèmes de traitement de signal intensifs (traitement audio/vidéo, reconnaissance vocale, télécommunications...) doivent fournir des performances de plus en plus importantes tout en consommant de moins en moins d'énergie et cela pour un coût réduit. Ces besoins contradictoires augmentent la complexité des systèmes et pourtant les délais de mise sur le marché doivent être de plus en plus courts.
Pour répondre à ce paradoxe, depuis plusieurs années l'équipe DaRT fait usage et contribue aux technologies d'ingénierie dirigée par les modèles. Notamment, l'équipe a conçu et exploite l'outil Gaspard2 qui permet d'automatiser la production de code pour systèmes de traitement de signal intensif à partir de modèles métiers de haut niveau d'abstraction, et ce, vers différentes plates-formes d'exécution.
Gaspard2 permet une réelle simplification du processus de mise au point de SoC (System on Chip) pour l'utilisateur final. Parallèlement, la complexité de l'outil Gaspard2 lui-même ne cesse de s’accroître : ajout de nouvelles plates-formes cibles, nouvelles stratégies de compilation, optimisations, nombre de contributeurs croissant... L'état de l'art n'étant pas suffisant pour répondre à ce besoin, l'équipe DaRT a conçu une approche et une technologie permettant de maîtriser cette complexité, d'accélérer et de simplifier la maintenance et l'évolution de Gaspard2.
Cette technologie a été mise au point et outillée par l'équipe dans la plate-forme MDFactory. Cette plate-forme permet la conception et l'exploitation de chaînes de production de logiciels telles que celles embarquées dans l'outil Gaspard2. Mais les résultats de l'équipe sur cette technologie sont plus généraux et les bénéfices apportés par la plate-forme MDFactory peuvent profiter à la réalisation de systèmes logiciels complexes en général.
Une opportunité de transfert a ainsi été identifiée pour exploiter les avantages de cette technologie. Le projet Axellience ayant pour but de valoriser la plate-forme MDFactory développée par l'équipe DART entrera en phase d'incubation à l'INRIA à partir du 1er décembre 2010.
Le projet est porté par Alexis Muller, pour plus d'informations : 

