Blog de Pierre Boulet, professeur à l'université Lille 1, laboratoire LIFL, équipe DART

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Lundi 14 décembre 2009

Mise à jour de la page enseignement

J’ai ajouté dans cette page des liens vers mes cours du second semes­tre : réseaux sans fil en mas­ter2 TIIR et con­cepts avan­cés des lan­ga­ges de pro­gram­ma­tion en mas­ter1 infor­ma­ti­que.

Mercredi 25 novembre 2009

Soutenance de thèse de Calin Glitia

Un de mes étu­diants, Calin Gli­tia, a sou­tenu sa thèse, « Opti­mi­sa­tion des appli­ca­tions de trai­te­ment sys­té­ma­ti­que inten­si­ves sur sys­tem-on-chip », ce lundi. Voir ce billet sur le site de l’équipe DaRT pour télé­char­ger son manus­crit et les trans­pa­rents de la sou­te­nance.

Jeudi 19 novembre 2009

Mise à jour 2009-2010 de la page du cours de communication efficace pour les scientifiques

Pour l’édi­tion 2009-2010 de ce cours, j’ai refait de fond en com­ble la page web. Les sup­ports de cours y seront rendu dis­po­ni­bles au fur et à mesure de la pro­gres­sion du cours. J’ai en par­ti­cu­lier ajouté une sec­tion biblio­gra­phie qui pro­pose une sélec­tion pro­gres­sive de la lit­té­ra­ture sur le sujet en 1, 4 ou plus de 50 réfé­ren­ces.

Mercredi 28 octobre 2009

Appel à contributions pour M-BED'2010

Mise à jour du 18/11/2010 : exten­sion de la date limite de sou­mis­sion au 23 novem­bre. Le site de sou­mis­sion est sur easy­chair.

MUG-logo2s.png

Je co-orga­nise le pre­mier work­shop on Model Based Engi­nee­ring for Embed­ded Sys­tems Design à DATE’2010 le 12 mars pro­chain à Dresde en Alle­ma­gne. La date limite de sou­mis­sion (sur résumé) est le 18 novem­bre. L’appel à publi­ca­tion com­plet est dis­po­ni­ble sur le site du MARTE User’s Group.

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Vendredi 23 octobre 2009

Deux exposés à la journée des GDR SoC-SiP et ISIS sur la modélisation des SoC

Mer­credi der­nier, j’ai par­ti­cipé à la jour­née des GDR SoC-SiP et ISIS sur la modé­li­sa­tion des SoC. J’y ai donné deux expo­sés dont vous trou­ve­rez les sup­ports ci-des­sous. Le pre­mier est une pré­sen­ta­tion rapide des pro­fils UML pour l’embar­qué et des acti­vi­tés autour du pro­fil MARTE. Le deuxième pré­sente le cha­pi­tre « Repe­ti­tive Struc­ture Mode­ling » de MARTE.

Ordres de grandeurs des limites physiques de l'espace-temps

Mis à jour le 23 octo­bre 2009 : ajout de ce lien vers une pro­po­si­tion de limite phy­si­que à la vitesse des ordi­na­teurs par des phy­si­ciens.

Je vais explo­rer ici les limi­tes phy­si­ques aux per­for­man­ces des ordi­na­teurs en don­nant des bor­nes supé­rieu­res (très lar­ges) de l’espace et du temps dis­po­ni­ble dans l’uni­vers.

Com­men­çons par l’espace. Je pro­pose comme limite le rap­port du volume de l’uni­vers sur celui de l’élec­tron. Le dia­mè­tre de l’uni­vers est éva­lué à 15 mil­liards d’années-lumiè­res, soit un peu moins que 15.1025 m. Celui de l’élec­tron à 10-18 m. Le volume d’une sphère étant 4/3.π.r3, le rap­port est donc (15.1025+18)3<4.10132. Si on con­si­dère que 103<210, on peut donc con­clure que la limite en espace est infé­rieure à 4.(103)44<2442. Une borne plus rai­son­na­ble serait de pren­dre le rap­port du volume de la terre sur celui d’un atome. Le dia­mè­tre de la terre est de 12 756 km, celui d’un atome est envi­ron 10-10 m, soit un rap­port d’envi­ron 2.1063<2211.

Voyons main­te­nant la limite en temps. Pre­nons le rap­port entre l’âge de l’uni­vers et la plus petite durée mesu­ra­ble actuel­le­ment. L’âge de l’uni­vers est estimé à 13,7 mil­liard d’années, soit envi­ron 5.1017 s. La pré­ci­sion de la mesure de la seconde est aujourd’hui de 10-14 s. Le rap­port est donc de 5.1031, soit en puis­san­ces de 2, <2106. Une borne plus réa­liste est de con­si­dé­rer un siè­cle de cal­cul à 100 GHz, ce qui don­ne­rait un rap­port infé­rieur à 4.1020<270.

Tableau réca­pi­tu­la­tif :

Gran­deurBorne théo­ri­queBorne rai­son­na­ble
Espace24422211
Temps2106270
Espace-temps25482281

Qu’en con­clure ? Que les capa­ci­tés de trai­te­ment d’un ordi­na­teur tel qu’on les con­nait aujourd’hui sont limi­tées à moins de 2548 opé­ra­tions (pro­duit des limi­tes en temps et en espace) en comp­tant très très large ou 2281 en ne comp­tant que très lar­ge­ment. Seule une révo­lu­tion dans la manière de trai­ter l’infor­ma­tion pour­rait per­met­tre d’aller au delà. On pense en par­ti­cu­lier à l’ordi­na­teur quan­ti­que mais les pers­pec­ti­ves de réa­li­sa­tion pra­ti­que d’une telle machine sont aujourd’hui dou­teu­ses. Ainsi, cer­tains pro­blè­mes res­te­ront hors de por­tée. On peut con­si­dé­rer qu’une clé de chif­fre­ment symé­tri­que de 512 bits est sûre con­tre les atta­ques de type force bru­tale car elle crée un espace de recher­che de taille 2512, bien au delà de la borne rai­son­na­ble et pro­che de la borne théo­ri­que maxi­male.

Une ques­tion d’actua­lité est de savoir s’il est inté­res­sant de créer un sys­tème d’exploi­ta­tion 128 bits comme sem­ble­rait le faire Micro­soft. La taille en ques­tion repré­sente habi­tuel­le­ment la lar­geur du bus d’adresse, ce qui donne une limite au nom­bre de mots mémoire adres­sa­bles par le sys­tème. Un sys­tème n bits est ainsi capa­ble de mani­pu­ler des mémoi­res de 2n mots. Le pas­sage du 32 bits au 64 bits était per­ti­nent puisqu’il a per­mis de dépas­ser la taille de 232 mots, soit 4 Gmots, taille de mémoire assez cou­ram­ment dis­po­ni­ble aujourd’hui. 64 bits per­met­tent d’adres­ser des mémoi­res de 264 mots. C’est bien moins que la borne même rai­son­na­ble sur l’espace dis­po­ni­ble mais repré­sente tout de même 16 exa-mots où un exa mot vaut 1024 Péta mots ou 10242 Téra-mots. On est donc à un fac­teur un mil­lion des tailles des dis­ques durs actuels. En dou­blant la taille des mémoi­res tous les 3 ans comme c’est le cas en ce moment, il fau­dra plus de 60 ans pour attein­dre cette limite ! Je ne pense donc pas qu’il y ait urgence à pas­ser à une lar­geur d’adres­ses de 128 bits. Par con­tre, il peut être inté­res­sant d’uti­li­ser des mots mémoire de 128 bits, comme c’est d’ailleurs déjà le cas dans cer­tai­nes archi­tec­tu­res.

Dimanche 18 octobre 2009

Argumentation ou manipulation ?

Com­ment con­vain­cre ? Voici la ques­tion que tout cher­cheur peut se poser quand il pré­pare une con­fé­rence ou une prise de parole pour défen­dre un pro­jet de recher­che ou dans beau­coup d’autres situa­tions pro­fes­sion­nel­les ou pri­vées. J’ai lu plu­sieurs livres sur le sujet mais « con­vain­cre sans mani­pu­ler » de Phi­lippe Bre­ton m’a par­ti­cu­liè­re­ment plu car il ana­lyse bien la fron­tière floue qu’il y a entre argu­men­ta­tion et mani­pu­la­tion. Si on arrive à con­vain­cre par l’argu­men­ta­tion, on aura réus­sit à faire chan­ger de point de vue un inter­lo­cu­teur par le biais des idées expri­mées. Par con­tre, si on le con­vainc par la mani­pu­la­tion, cette con­vic­tion ris­que de ne pas tenir dans la durée parce qu’elle n’aura pas d’effet sur les opi­nions de l’inter­lo­cu­teur.

Sous-titré « appren­dre à argu­men­ter », ce livre pré­sente une cons­truc­tion de l’argu­men­ta­tion en 4 éta­pes :

  1. l’inven­tion où on trouve un angle, un point d’appui qui se base sur notre con­nais­sance de l’audi­toire ;
  2. l’élo­cu­tion où on cons­truit les argu­ments (d’auto­rité, de com­mu­nauté, de cadrage ou d’ana­lo­gie) ;
  3. la dis­po­si­tion où on pré­pare le plan argu­men­ta­tif ;
  4. et l’action, la prise de parole où il est par­ti­cu­liè­re­ment impor­tant de gérer le temps de parole.

Cha­que étape a son impor­tance et cette méthode sim­ple et effi­cace est uti­li­sée depuis l’inven­tion de la rhé­to­ri­que pen­dant l’anti­quité.

Con­cer­nant la mani­pu­la­tion, en con­naî­tre les tech­ni­ques peut être très utile pour y résis­ter. Voici quel­ques réfé­ren­ces sur la ques­tion : « influence et mani­pu­la­tion » de Robert Cial­dini qui dresse un pano­rama des tech­ni­ques de mani­pu­la­tion et pro­pose des trucs pour y résis­ter, et « la sou­mis­sion libre­ment con­sen­tie » de Robert-Vin­cent Jou­let et Jean-Léon Beau­vois qui ana­lyse scien­ti­fi­que­ment la théo­rie de l’enga­ge­ment qui mon­tre com­ment et pour­quoi on se sent engagé par une déci­sion. La PNL (pro­gram­ma­tion neuro lin­guis­ti­que) est une tech­ni­que de com­mu­ni­ca­tion assez répan­due et qui s’inté­resse par­ti­cu­liè­re­ment au non ver­bal dans la com­mu­ni­ca­tion, con­trai­re­ment aux tech­ni­ques d’argu­men­ta­tion. La PNL peut être uti­li­sée pour mani­pu­ler mais je pense qu’elle a aussi des aspects posi­tifs. Comme toute tech­ni­que, je pense il faut l’uti­li­ser avec éthi­que. Et comme pour les autres tech­ni­ques de mani­pu­la­tion, la con­naî­tre per­met d’en détec­ter l’uti­li­sa­tion et d’y résis­ter.

Vendredi 9 octobre 2009

Livre : « The Power Presenter » de Jerry Weissman

Ce livre porte sur le sujet de l’atti­tude à tenir lors d’une pré­sen­ta­tion orale. Quel com­por­te­ment (geste, into­na­tion, rythme de parole, etc) adop­ter quand on parle en public ? L’auteur sou­tient la thèse que le stress de l’évé­ne­ment crée une pous­sée d’adré­na­line qui nous fait pas­ser en mode sur­vie, avec comme seu­les réac­tions pos­si­bles atta­quer ou s’enfuir. Il pro­pose une méthode per­met­tant d’évi­ter la pous­sée d’adré­na­line ou de la faire retom­ber en nous met­tant dans l’état d’esprit d’une con­ver­sa­tion, ce qu’on fait quo­ti­dien­ne­ment sans pro­blème :

  • se pré­pa­rer en répé­tant à haute voix jusqu’à ce que les mots vien­nent faci­le­ment (pas de par cœur)
  • pen­ser « vous » et pas « moi » (ques­tion clé : qu’est-ce-qu’il y a pour vous là dedans ?)
  • par­ler direc­te­ment à une per­sonne du public en la regar­dant dans les yeux (focus sur l’autre et aide à la con­cen­tra­tion, chan­ger de per­sonne aléa­toi­re­ment à cha­que phrase, per­met de cap­ter les réac­tions des audi­teurs et donc d’adap­ter le dis­cours)
  • uti­li­ser ses bras pour faire des ges­tes lar­ges (ten­dre la main par­ti­cu­liè­re­ment)
  • faire des pau­ses entre cha­que phrase (unité logi­que) et à cha­que nou­veau trans­pa­rent pour lais­ser le temps aux audi­teurs de le com­pren­dre (on ne peut pas lire et écou­ter en même temps de toute façon)
  • pour cha­que trans­pa­rent, faire une tran­si­tion par un mot du trans­pa­rent pré­cé­dent, lais­ser une pause pour que les audi­teurs com­pren­nent le trans­pa­rent et pour réflé­chir à quoi dire, expli­quer puis com­plé­ter le trans­pa­rent
L’auteur illus­tre ses pro­pos par de nom­breux exem­ples tirés prin­ci­pa­le­ment du monde poli­ti­que et des recher­ches d’inves­tis­seurs lors d’intro­duc­tions d’entre­pri­ses en bourse, domaine où il est inter­venu comme con­seiller pen­dant 20 ans avec grand suc­cès. J’ai trouvé ce livre inté­res­sant, facile à lire et j’ai reconnu un cer­tain nom­bre de com­por­te­ments que j’ai ins­tinc­ti­ve­ment en cours. Je vais essayer de tes­ter les autres même si comme le dit l’auteur, cer­tains com­por­te­ments sont assez incon­for­ta­bles au début (les pau­ses en par­ti­cu­lier). On peut aussi sui­vre le blog de Jerry Weiss­man qui com­plète et illus­tre ses livres avec des exem­ples tirés de l’actua­lité (prin­ci­pa­le­ment la poli­ti­que amé­ri­caine).

Mardi 22 septembre 2009

MUG meeting minutes

Lundi 21 septembre 2009

En déplacement cette semaine

Je suis à Sophia-Anti­po­lis jus­que jeudi 24 inclus pour FDL (dont je suis co-pro­gram chair), DASIP (où j’ai un papier co-écrit avec Calin Gli­tia) et le MARTE User’s Group (que je co-orga­nise). Je par­ti­ci­pe­rai aussi à la réu­nion du comité exé­cu­tif de l’ECSI.

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