À l’invitation de Tilda, l’association des doctorants en informatique de Lille, j’ai présenté un certains nombre d’outils que je considère utiles aux doctorants. Voici la carte XMind que j’ai utilisée.

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Jeudi 20 octobre 2011
Par bop le Jeudi 20 octobre 2011, 15:57
À l’invitation de Tilda, l’association des doctorants en informatique de Lille, j’ai présenté un certains nombre d’outils que je considère utiles aux doctorants. Voici la carte XMind que j’ai utilisée.
Jeudi 27 janvier 2011
Par bop le Jeudi 27 janvier 2011, 17:31
Dans un article précédent, je parlais des ordres de grandeur des limites physiques de l’espace et du temps et de leurs conséquences sur le nombre d’opérations qu’on peut espérer calculer avec un ordinateur, aussi gros et rapide soit-il. En complément, PrixmaxStudio a réalisé une très belle application interactive permettant de visualiser les grandeurs de l’univers où on voit que la plus petite grandeur physiquement significative serait 10-35 m et la taille de l’univers serait 9.1026 m, ce qui augmente assez sensiblement la limite théorique de l’espace disponible mais ne change pas fondamentalement l’analyse.
Mardi 14 septembre 2010
Par bop le Mardi 14 septembre 2010, 11:00
Je viens de créer un groupe Zotero (gestion de bibliographie intégrée au navigateur web) pour héberger la bibliographie de mon cours sur la communication scientifique. Ce groupe est ouvert et chacun peut le rejoindre et y ajouter ses ressource.
J’y ai ajouté les ouvrages de Jean-Luc Lebrun que j’ai eu le plaisir de rencontrer il y a une semaine. Il m’a interviewé pour faire un podcast ou deux à partir de notre discussion. Voici les sites où vous pourrez trouver ses conseils et les références de ses livres : Scientific Writing Skills and Technical Writing Skills et When The Scientist Presents.
Jeudi 22 juillet 2010
Par bop le Jeudi 22 juillet 2010, 12:21
Cette question qui intéresse tous les chercheurs dans le domaine des systèmes embarqués a été traitée collectivement par deux groupes de personnes, l’un pour les recherches en micro-électronique et l’autre pour celles en architecture et compilation. Chacun de ces deux groupes a publié début 2010 un document sur leur vision des recherches à mener dans leur domaine respectif dans les 10 à 15 ans à venir. Leur lecture est très intéressante et devrait aider chacun à se positionner dans les défis à moyen terme de la conception de systèmes embarqués.
Vendredi 23 octobre 2009
Par bop le Vendredi 23 octobre 2009, 14:39
Mis à jour le 23 octobre 2009 : ajout de ce lien vers une proposition de limite physique à la vitesse des ordinateurs par des physiciens.
Je vais explorer ici les limites physiques aux performances des ordinateurs en donnant des bornes supérieures (très larges) de l’espace et du temps disponible dans l’univers.
Commençons par l’espace. Je propose comme limite le rapport du volume de l’univers sur celui de l’électron. Le diamètre de l’univers est évalué à 15 milliards d’années-lumières, soit un peu moins que 15.1025 m. Celui de l’électron à 10-18 m. Le volume d’une sphère étant 4/3.π.r3, le rapport est donc (15.1025+18)3<4.10132. Si on considère que 103<210, on peut donc conclure que la limite en espace est inférieure à 4.(103)44<2442. Une borne plus raisonnable serait de prendre le rapport du volume de la terre sur celui d’un atome. Le diamètre de la terre est de 12 756 km, celui d’un atome est environ 10-10 m, soit un rapport d’environ 2.1063<2211.
Voyons maintenant la limite en temps. Prenons le rapport entre l’âge de l’univers et la plus petite durée mesurable actuellement. L’âge de l’univers est estimé à 13,7 milliard d’années, soit environ 5.1017 s. La précision de la mesure de la seconde est aujourd’hui de 10-14 s. Le rapport est donc de 5.1031, soit en puissances de 2, <2106. Une borne plus réaliste est de considérer un siècle de calcul à 100 GHz, ce qui donnerait un rapport inférieur à 4.1020<270.
Tableau récapitulatif :
| Grandeur | Borne théorique | Borne raisonnable |
|---|---|---|
| Espace | 2442 | 2211 |
| Temps | 2106 | 270 |
| Espace-temps | 2548 | 2281 |
Qu’en conclure ? Que les capacités de traitement d’un ordinateur tel qu’on les connait aujourd’hui sont limitées à moins de 2548 opérations (produit des limites en temps et en espace) en comptant très très large ou 2281 en ne comptant que très largement. Seule une révolution dans la manière de traiter l’information pourrait permettre d’aller au delà. On pense en particulier à l’ordinateur quantique mais les perspectives de réalisation pratique d’une telle machine sont aujourd’hui douteuses. Ainsi, certains problèmes resteront hors de portée. On peut considérer qu’une clé de chiffrement symétrique de 512 bits est sûre contre les attaques de type force brutale car elle crée un espace de recherche de taille 2512, bien au delà de la borne raisonnable et proche de la borne théorique maximale.
Une question d’actualité est de savoir s’il est intéressant de créer un système d’exploitation 128 bits comme semblerait le faire Microsoft. La taille en question représente habituellement la largeur du bus d’adresse, ce qui donne une limite au nombre de mots mémoire adressables par le système. Un système n bits est ainsi capable de manipuler des mémoires de 2n mots. Le passage du 32 bits au 64 bits était pertinent puisqu’il a permis de dépasser la taille de 232 mots, soit 4 Gmots, taille de mémoire assez couramment disponible aujourd’hui. 64 bits permettent d’adresser des mémoires de 264 mots. C’est bien moins que la borne même raisonnable sur l’espace disponible mais représente tout de même 16 exa-mots où un exa mot vaut 1024 Péta mots ou 10242 Téra-mots. On est donc à un facteur un million des tailles des disques durs actuels. En doublant la taille des mémoires tous les 3 ans comme c’est le cas en ce moment, il faudra plus de 60 ans pour atteindre cette limite ! Je ne pense donc pas qu’il y ait urgence à passer à une largeur d’adresses de 128 bits. Par contre, il peut être intéressant d’utiliser des mots mémoire de 128 bits, comme c’est d’ailleurs déjà le cas dans certaines architectures.
Mardi 25 août 2009
Par bop le Mardi 25 août 2009, 17:55
J’ai lu il y a un an le livre brain rules de John Medina, un scientifique spécialiste du cerveau. Il y donne 12 règles basées sur des études scientifiques qui résument ce qu’on sait sur le fonctionnement de notre cerveau. Comme j’ai trouvé ce livre passionnant et qu’il a des implications énormes sur la pédagogie, je propose ici un résumé des 12 règles qu’il propose :
Mercredi 12 août 2009
Par bop le Mercredi 12 août 2009, 16:02
« Trees, maps and theorems » est, selon moi, le meilleur livre sur le sujet de la communication pour les scientifiques. Il est exemplaire dans l’utilisation et l’illustration des trois lois de la communication proposées par l’auteur :
Les trois mots du titre sont en ce sens très bien choisis : les arbres pour la façon de structurer l’argumentation, les cartes pour guider le lecteur et le théorème comme principe de rédaction (on donne en premier l’énoncé du théorème, le résultat, et seulement ensuite, pour ceux qui voudraient la lire, la démonstration ou la justification).
En faisant porter l’accent sur la structure des documents ou présentations, il donne des conseils très clairs, pertinents et argumentés pour répondre à la plupart des questions qu’on peut (ou devrait) se poser sur la technique de communication écrite ou orale. D’autres livres (voir ici) parlent de ce sujet ou de parties de ce sujet mais celui-ci est à la fois très complet, très clair et convaincant. Je le conseille à tous les chercheurs, enseignants ou étudiants qui veulent acquérir les principes de cette compétence de plus en plus importante qu’est la communication.
J’essaie humblement de faire partager ce que j’ai lu et expérimenté de la communication scientifique dans mon cours proposé à l’école doctorale SPI, communication efficace pour les scientifiques (il s’appelait conception des écrits scientifiques jusqu’à l’an dernier mais j’en change le titre et en adapte le contenu en 2009-2010 suite à la lecture de plusieurs livres et en particulier de celui dont je parle ici).